"Un jeune, une passion" n°5 : Mathias, la solidarité avant tout !

Témoignages
Publié le 12.03.2025

À seulement 16 ans, Mathias a déjà un parcours scolaire atypique et un engagement fort pour la solidarité. Après une coupure scolaire, il a repris ses études dans un lycée de réadaptation l’année dernière, où il a choisi une classe axée sur la solidarité internationale. Son envie d’aider les autres et d’apporter sa pierre à l’édifice l’a même conduit jusqu’au Cambodge, où il a participé à plusieurs missions humanitaires. Dans cet entretien pour « Un jeune, une passion », il nous en dit plus sur son parcours, ses motivations et envies pour l’avenir.

Futur en Main : Bonjour Mathias, peux-tu nous parler de ton parcours scolaire ?
Mathias : J'ai fait une 6e et une 5e normales, puis à partir de la 4e, j'ai arrêté l'école. J'ai quand même pu passer mon brevet, ce qui m'a permis de reprendre cette année dans un lycée de réadaptation en classe de seconde SLI "Solidarité Internationale" au Pôle Innovant Lycéen à Paris. C'est un lycée qui accueille des jeunes de 16 à 20 ans pour les remettre sur le chemin de l'école ou de la vie professionnelle.

Futur en Main : Pourquoi avoir choisi la classe "Solidarité internationale" de ce lycée ?
Mathias : Parce que j'aime aider les autres. C'est quelque chose qui me correspondait bien, et je savais que je pourrais y faire des projets concrets. En début d’année, on a travaillé sur le projet de partir au Cambodge avec des ONG locales.

Futur en Main : Qu’est-ce qui t’as motivé à partir au Cambodge ? Ca devait être assez intimidant de partir aussi loin. 
Mathias : Je voulais découvrir une nouvelle culture et en même temps aider des gens qui n'ont pas les mêmes ressources que nous. Ça me fait du bien d'apporter mon aide et mon soutien, parce qu’ils n’ont pas les mêmes choses que nous ici, alors je peux aider avec mes moyens.

Futur en Main : Peux-tu nous décrire les missions que tu as réalisées sur place ?
Mathias : On a travaillé dans une école d’agroécologie à Siem Reap. On a appris des techniques de plantation et aidé à mettre en place des cultures. Ensuite, on a planté des semis qui seront replantés lors de la saison des pluies pour aider des familles déplacées près d’Angkor. Le temple d’Angkor est un endroit très connu, les travailleurs qui semaient là-bas ont été déplacés parce que c’était mal vu, enfin ça ne faisait pas « joli ». Du coup, ces habitants ont été déplacés dans une grande plaine où il n’y a pas d’ombre, pas d’humidité. C’est pour ça que l’aide est nécessaire. 

Futur en Main : Tu as mené d’autres missions ?
Mathias : Oui, on a aussi installé de l'électricité dans des habitations sur une île où une ONG protège la mer. Puis, on est allés dans une école où nous avons animé des cours et construit une cabane pour les enfants.

Futur en Main : Tu étais déjà engagé dans des actions solidaires avant ce voyage ?
Mathias : Oui, j’ai fait un stage dans l’association BunCoeur Damoclès. J’ai participé à une collecte de vêtements pour les sans-abris et à une maraude. Ce qui m’a le plus marqué, c’est mon passage aux Restos du Cœur. Voir l’envers du décor et comprendre comment ça fonctionne vraiment, c’était fort.

Futur en Main : Que souhaites-tu faire après ce lycée ?
Mathias : Je pense aller dans un micro-lycée pour passer mon bac. Je ne sais pas encore si je veux faire carrière dans l'humanitaire, mais je veux continuer à aider les autres.

Futur en Main : Quel conseil donnerais-tu aux jeunes qui veulent s’engager dans des projets solidaires ?
Mathias : Il faut vraiment aimer aider les autres, parce que ce n'est pas toujours facile. On découvre des réalités différentes et parfois dures. Mais si on est motivé, c'est une expérience incroyable.

Un grand merci à Mathias G. pour ce témoignage inspirant réalisé par Marie DUMONT, apprentie à l'Observatoire Départemental de la Protection de l'Enfance du 92.